Le cinéma de Robert Bresson : de l'effet de réel à l'effet de sublime

Le cinéma de Robert Bresson : de l'effet de réel à l'effet de sublime

Jean-Louis Provoyeur


Le cinématographe de Robert Bresson se veut aussi différent du cinéma que de l. a. littérature dont pourtant il s'inspire largement. los angeles différence se situe au niveau du récit. Au cinéma, los angeles caméra enregistre des acteurs jouant dans un décor. Le cinéma met le récit devant los angeles caméra, il en fait l'avantage du tournage : ce n'est là, pour Bresson, que du théâtre photographié. Le cinématographe en revanche est avant tout un montage : c'est l'interprétation du spectateur qui fait des pictures et des plans enchaînés un récit, en quoi on reconnaîtra l'effet Koulechov. Le récit chez Bresson est l'après de l. a. imaginative and prescient et le dehors de l'image. De ce postulat, qui définirait l'essence du cinéma, il tire une série de conséquences qui vont constituer son cinématographe. Si c'est à l'endroit du spectateur que se fait le récit, pictures et plans peuvent être libérés de leur contenu narratif : ils sont dénarrativisés. Pour l'image et le montage, c'est l. a. fragmentation, los angeles métonymie, l'asyndète ; pour l'acteur, c'est sa transformation en " modèle ". los angeles dénarrativisation permet ainsi à Bresson d'obtenir un double effet : en gommant le récit, il ne reste que de l'insignifiant qui produira un effet de réel, et de l'énigme, qui produira un effet de sublime.

Presque tous les motion pictures de Robert Bresson sont tirés de récits écrits mais rien n'est plus spécifiquement cinématographique que le cinéma de Bresson. En nous interrogeant sur les rapports entre l'écrit et le movie et sur l. a. spécificité du cinéma par rapport à los angeles littérature, il est apparu que le cinéma de Bresson est marqué par los angeles fréquence toujours plus grande d'images privées de contenus narratifs, des pictures que nous avons appelées " dénarrativisées" : Bresson fait un récit avec des pictures qu'il veut le moins narratives attainable, contraignant ainsi le spectateur à reconstituer mentalement ou verbalement le récit. L'image est donc séparée du récit. Le récit (le sens) est son dehors. Bresson entend ainsi échapper à un style de cinéma qu'il refuse : le "théâtre photographié". Une telle pratique du cinéma est renforcée par l'interdiction faite aux acteurs de jouer : c'est l. a. caractéristique principale du "modèle" dont Bresson disclose longuement les principes dans ses "Notes sur le cinématographe". Le principe de dénarrativisation a deux effets : le foremost est de produire un effet de réel (et non, comme Bresson le soutient, de mettre le spectateur face au réel). L'effet de réel est en effet toujours le résultat d'une suspension du récit. Le moment effet est de produire un effet de chic : le chic selon Kant est précisément ce qui échappe à l. a. représentation. Le sens de l'image, comme le récit, n'est pas dans l'image. L'image dénarrativisée prend ainsi une measurement métaphysique à l'intérieur d'un récit qui se veut toujours réaliste. Quant au chic chez Bresson, il concerne toujours l. a. mort qui, elle, n'est jamais représentée. los angeles dénarrativisation est donc le procédé formel qui, dans les movies de Bresson, donne à l. a. mort sa size de mystère sacré et elegant.

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